La Mauricie pour la vie


Abolition des Conférences régionales des élus et des agences de santé, coupures dans les Centres locaux de développement, dans les Carrefours jeunesse-emploi, dans les Corporations de développement économique communautaire et dans les commissions scolaires, fermeture des bureaux régionaux des ministères de l’Éducation et de l’Immigration, coupure drastique à Solidarité rurale. Ouf!

Évidemment, tout le remue-ménage qui s’exerce actuellement dans le développement régional amène avec lui son lot d’inquiétudes et vient chambouler les habitudes de travail. Si l’on ne peut nier la légitimité du gouvernement de revoir les façons de faire, il ne faut pas perdre de vue les bons coups et les pratiques gagnantes qui nous ont permis en Mauricie d’avoir une certaine cohérence dans le développement.

Les choses tendent maintenant à être plus claires: ce sont les maires des grandes villes et les préfets des MRC qui ont maintenant la responsabilité d’assurer le développement de notre région. C’est donc vers eux que nous devons maintenant nous tourner pour échafauder de quelle manière s’articulera le développement de la région notamment en culture.

Sans nier les obstacles, il faut reconnaître que le modèle de concertation développé ici est une réussite qui a permis d’aplanir les guerres de clocher du passé. Cette réussite s’est manifestée par la collaboration entre les secteurs certes mais aussi par des échanges constructifs entre la société civile et les élus ainsi que par la coopération entre les maires et les préfets de presque tous les territoires. Or, s’il y a quelque chose à préserver, c’est bien ce travail collectif qui a permis de baliser la rivière Saint-Maurice, de structurer le transport collectif, d’avoir une vision partagée du développement en matière d’agriculture et d’agroalimentaire… la liste de nos réussites est ici trop longue pour vous en faire l’énumération exhaustive. Une manière de travailler qui a permis à Culture Mauricie de développer des projets avec le secteur du tourisme, de la jeunesse, de l’éducation, du loisir et du sport ainsi qu’avec les communautés culturelles.

Ce dialogue a permis d’identifier assez clairement les chantiers dans lesquels le niveau régional est le plus approprié pour réussir. Et les arts et la culture en font partie. Alors, mettons dernière nous déceptions et combats stériles et concentrons-nous sur l’essentiel: maintenir la concertation de notre région pour nous assurer que la Mauricie atteigne son plein potentiel. Tavaillons pour multiplier les partenariats gagnant/gagnant. Tavaillons avec fierté pour que s’affirme la Mauricie qui, aujourd’hui, en a bien besoin.

Éric Lord
Directeur général
Culture Mauricie